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Jean-Hubert Martin

sur une proposition de Michel Weemans

On ne voit plus aujourd’hui l’art moderne uniquement comme une rupture ou une révolte par rapport au passé, mais au contraire comme une suite logique de la tradition artistique occidentale. Comme nous ne pouvons voir le passé qu’au travers de notre regard présent, on tend à rechercher dans l’histoire des échos et des confirmations de nos choix actuels et de nos goûts.

L’ordre jusqu’à présent irréfutable de la classification chronologique est remis en cause. Les analogies et les correspondances, hors des contacts interculturels avérés, connaissent un nouvel attrait. La pensée analogique, longtemps réprimée comme non scientifique, restitue ses droits au jugement sensoriel et à son accès à la connaissance, hors discours.

Les sens et l’émotion doivent précéder l’accès à la connaissance livresque. La création s’élabore autant à partir d’une pensée visuelle élaborée par les artistes qu’à partir de théories esthétiques.

A l’aune de la mondialisation, les expositions peuvent donc se libérer du joug d’une histoire de l’art conventionnelle héritière du colonialisme et se dérouler telle une poésie à partir de rimes visuelles qui leur confèrent un surcroît de sens.

Jean-Hubert Martin
diplômé en histoire de l’art, fut directeur de la Kunsthalle de Berne, du Musée national d’art moderne du Centre Pompidou, du Musée national des arts d’Afrique et d’Océanie de Paris et du Museum Kunst Palast de Düsseldorf. Il a dirigé les programmes artistiques du Château d’Oiron et du Padiglione d’Arte Contemporanea à Milan.

Son intérêt pour les cultures non occidentales l’a conduit à concevoir des expositions décloisonnées en confrontant des œuvres de caractère hétérogène et à favoriser ainsi un renouvellement du regard (Théâtre du monde, MONA, Hobart et Maison Rouge, Paris, 2012-13 et Carambolages, Grand Palais Paris, 2016). Il a été commissaire de nombreuses biennales et expositions d’envergure : Paris – Berlin (1978), Paris – Moscou (1979), Magiciens de la terre (1989), Une image peut en cacher une autre (2009) Salvador Dali (2012) et L’étrange cité d’Ilya et Emilia Kabakov (2014).

sur une proposition de Michel Weemans

On ne voit plus aujourd’hui l’art moderne uniquement comme une rupture ou une révolte par rapport au passé, mais au contraire comme une suite logique de la tradition artistique occidentale. Comme nous ne pouvons voir le passé qu’au travers de notre regard présent, on tend à rechercher dans l’histoire des échos et des confirmations de nos choix actuels et de nos goûts.

L’ordre jusqu’à présent irréfutable de la classification chronologique est remis en cause. Les analogies et les correspondances, hors des contacts interculturels avérés, connaissent un nouvel attrait. La pensée analogique, longtemps réprimée comme non scientifique, restitue ses droits au jugement sensoriel et à son accès à la connaissance, hors discours.

Les sens et l’émotion doivent précéder l’accès à la connaissance livresque. La création s’élabore autant à partir d’une pensée visuelle élaborée par les artistes qu’à partir de théories esthétiques.

A l’aune de la mondialisation, les expositions peuvent donc se libérer du joug d’une histoire de l’art conventionnelle héritière du colonialisme et se dérouler telle une poésie à partir de rimes visuelles qui leur confèrent un surcroît de sens.

Jean-Hubert Martin
diplômé en histoire de l’art, fut directeur de la Kunsthalle de Berne, du Musée national d’art moderne du Centre Pompidou, du Musée national des arts d’Afrique et d’Océanie de Paris et du Museum Kunst Palast de Düsseldorf. Il a dirigé les programmes artistiques du Château d’Oiron et du Padiglione d’Arte Contemporanea à Milan.

Son intérêt pour les cultures non occidentales l’a conduit à concevoir des expositions décloisonnées en confrontant des œuvres de caractère hétérogène et à favoriser ainsi un renouvellement du regard (Théâtre du monde, MONA, Hobart et Maison Rouge, Paris, 2012-13 et Carambolages, Grand Palais Paris, 2016). Il a été commissaire de nombreuses biennales et expositions d’envergure : Paris – Berlin (1978), Paris – Moscou (1979), Magiciens de la terre (1989), Une image peut en cacher une autre (2009) Salvador Dali (2012) et L’étrange cité d’Ilya et Emilia Kabakov (2014).


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