retour

Johanna Renard

Yvonne Rainer : pour une danse anti-spectaculaire
Vous devez vous connecter pour afficher la vidéo
sur une proposition de Andreas-Maria Fohr

A la fois radical, complexe et foisonnant, le travail de la danseuse, chorégraphe et cinéaste Yvonne Rainer représente un jalon fondamental dans l’histoire de l’art américain. En partant des deux dernières pièces chorégraphiques de l’artiste, Spiraling Down (2008) et Assisted Living : Good Sports 2 (2011), on remontera le temps jusqu’aux années 1960, quand émerge la danse postmoderne américaine en dialogue étroit avec les avant-gardes new-yorkaises (Fluxus, le happening, le Minimalisme, le cinéma expérimental, etc.). Rainer est l’une des figures principales de cette histoire, en tant que co-fondatrice du Judson Dance Theater. Allant et venant entre les créations récentes et plus anciennes de Rainer (Terrain, We Shall Run, Trio A, etc.), on pointera les caractéristiques de cette danse libre et intransigeante. Marquée par un rejet du vocabulaire technique et esthétique extrêmement codifié imposé par le ballet, de l’expressivité lyrique et de tous les artifices théâtraux (comme la narration, les costumes et les décors), la danse de Rainer est anti-spectaculaire et politique. On montrera comment les procédés développés par la chorégraphe – tels que son recours au geste quotidien, à la physicalité la plus concrète, au jeu, à la juxtaposition et à la répétition – ont profondément marqué les pratiques artistiques avant-gardistes.

Johanna Renard est doctorante à l’Université Rennes 2. Sa thèse articule les notions d’ennui et de genre dans le travail chorégraphique et cinématographique d’Yvonne Rainer.

sur une proposition de Andreas Maria Fohr

A la fois radical, complexe et foisonnant, le travail de la danseuse, chorégraphe et cinéaste Yvonne Rainer représente un jalon fondamental dans l’histoire de l’art américain. En partant des deux dernières pièces chorégraphiques de l’artiste, Spiraling Down (2008) et Assisted Living : Good Sports 2 (2011), on remontera le temps jusqu’aux années 1960, quand émerge la danse postmoderne américaine en dialogue étroit avec les avant-gardes new-yorkaises (Fluxus, le happening, le Minimalisme, le cinéma expérimental, etc.). Rainer est l’une des figures principales de cette histoire, en tant que co-fondatrice du Judson Dance Theater. Allant et venant entre les créations récentes et plus anciennes de Rainer (Terrain, We Shall Run, Trio A, etc.), on pointera les caractéristiques de cette danse libre et intransigeante. Marquée par un rejet du vocabulaire technique et esthétique extrêmement codifié imposé par le ballet, de l’expressivité lyrique et de tous les artifices théâtraux (comme la narration, les costumes et les décors), la danse de Rainer est anti-spectaculaire et politique. On montrera comment les procédés développés par la chorégraphe – tels que son recours au geste quotidien, à la physicalité la plus concrète, au jeu, à la juxtaposition et à la répétition – ont profondément marqué les pratiques artistiques avant-gardistes.

Johanna Renard est doctorante à l’Université Rennes 2. Sa thèse articule les notions d’ennui et de genre dans le travail chorégraphique et cinématographique d’Yvonne Rainer.


Dans la même programmation
--
9 décembre 2015
--
6 mai 2013
--
27 novembre 2013
Programmé par Andreas-Maria Fohr
--
13 mai 2019