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Aline Caillet

Quelle esthétique pour le documentaire ?
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sur une proposition de Catherine Fraixe et Erik Bullot

Formes et renouveaux de la pratique documentaire au tournant des années 2000

Depuis une dizaine d’années, on observe du côté des pratiques documentaires un renouveau qui affecte leur mode de production, d’effectuation et de diffusion. Revendiquant son inscription dans le champ artistique et s’appuyant sur la notion de dispositif, le documentaire filmique est devenu une pratique hybride qui mêle cinéma, théâtre, vidéo et performance, marquant ainsi ses distances avec la prise directe. Construisant des situations et générant de nouvelles expériences, il s’affranchit souvent de la relation authentique au réel qu’il devrait pourtant garantir. De tels bouleversements impactent sa théorisation esthétique qui, pour l’essentiel, procède des seules études cinématographiques et limite le fait documentaire à la seule captation du réel.
Au travers l’étude de pratiques filmiques émanant du champ du cinéma ou des arts visuels, nous tenterons de dessiner les contours de ce que pourrait être une esthétique du documentaire, à même d’intégrer ces nouveaux processus d’effectuation (détour par la fiction, recours à des modes performatifs tels que le reenactment, retour de la narration, approche expérimentale), d’interroger leur légitimité et leur valeur de vérité et d’examiner leur portée critique.

Aline Caillet est Maître de conférences en esthétique et philosophie de lʼart à lʼUniversité Paris-I Panthéon-Sorbonne (Institut ACTE -UMR CNRS 8218, équipe Æsthetica) où elle est également co-responsable de la galerie Michel Journiac. Elle co-dirige par ailleurs la collection Ouvertures Philosophiques à LʼHarmattan.

Elle est lʼauteur de Dispositifs critiques. Le documentaire, du cinéma aux arts visuels (Presses universitaires de Rennes, octobre 2014) et de Quelle critique artiste ? Pour une fonction critique de lʼart à lʼâge contemporain (Paris, LʼHarmattan, Lʼart en bref, 2008), et a également collaboré entre autres à des ouvrages collectifs (Lieux et non-lieux de lʼart actuel, Montréal, 2005 – De lʼart contextuel aux pratiques documentaires, les formes contemporaines de l’art engagé, Bruxelles, La lettre volée, 2006 – Pratiques transversales et questions politiques, Sylvie Coellier, Louis Dieuzaide (dir.), Presses Universitaires de Provence, 2011), revues dʼart contemporain (ESSE, Voix du regard, Parade, Proteus, Marges…), et catalogues dʼexpositions. Elle collabore également ponctuellement avec des artistes sur des projets spécifiques (Avec Sylvie Blocher et Campement Urbain en 2004, Avec Robert Milin en 2012 pour son film Un espace de L’art ?)

sur une proposition de Catherine Fraixe & Erik Bullot

Formes et renouveaux de la pratique documentaire au tournant des années 2000

Depuis une dizaine d’années, on observe du côté des pratiques documentaires un renouveau qui affecte leur mode de production, d’effectuation et de diffusion. Revendiquant son inscription dans le champ artistique et s’appuyant sur la notion de dispositif, le documentaire filmique est devenu une pratique hybride qui mêle cinéma, théâtre, vidéo et performance, marquant ainsi ses distances avec la prise directe. Construisant des situations et générant de nouvelles expériences, il s’affranchit souvent de la relation authentique au réel qu’il devrait pourtant garantir. De tels bouleversements impactent sa théorisation esthétique qui, pour l’essentiel, procède des seules études cinématographiques et limite le fait documentaire à la seule captation du réel.
Au travers l’étude de pratiques filmiques émanant du champ du cinéma ou des arts visuels, nous tenterons de dessiner les contours de ce que pourrait être une esthétique du documentaire, à même d’intégrer ces nouveaux processus d’effectuation (détour par la fiction, recours à des modes performatifs tels que le reenactment, retour de la narration, approche expérimentale), d’interroger leur légitimité et leur valeur de vérité et d’examiner leur portée critique.

Aline Caillet est Maître de conférences en esthétique et philosophie de lʼart à lʼUniversité Paris-I Panthéon-Sorbonne (Institut ACTE -UMR CNRS 8218, équipe Æsthetica) où elle est également co-responsable de la galerie Michel Journiac. Elle co-dirige par ailleurs la collection Ouvertures Philosophiques à LʼHarmattan.

Elle est lʼauteur de Dispositifs critiques. Le documentaire, du cinéma aux arts visuels (Presses universitaires de Rennes, octobre 2014) et de Quelle critique artiste ? Pour une fonction critique de lʼart à lʼâge contemporain (Paris, LʼHarmattan, Lʼart en bref, 2008), et a également collaboré entre autres à des ouvrages collectifs (Lieux et non-lieux de lʼart actuel, Montréal, 2005 – De lʼart contextuel aux pratiques documentaires, les formes contemporaines de l’art engagé, Bruxelles, La lettre volée, 2006 – Pratiques transversales et questions politiques, Sylvie Coellier, Louis Dieuzaide (dir.), Presses Universitaires de Provence, 2011), revues dʼart contemporain (ESSE, Voix du regard, Parade, Proteus, Marges…), et catalogues dʼexpositions. Elle collabore également ponctuellement avec des artistes sur des projets spécifiques (Avec Sylvie Blocher et Campement Urbain en 2004, Avec Robert Milin en 2012 pour son film Un espace de L’art ?)


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Programmé par Catherine Fraixe ou Erik Bullot
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